Prince Alexandre Troubetskoĭ, Président exécutif du « Dialogue Franco Russe »

Quelle est la vocation de «Dialogue Franco-Russe» ? 

Le DFR fêtera ses 10 ans cette année. Il a été créé en 2004 sous le patronage des Présidents Poutine et Chirac. La vocation du DFR est de contribuer aux relations franco russes dans le domaine économique, mais aussi culturel. Nous considérons que ces domaines se complètent, car l’un sert à promouvoir l’autre et vice versa. En 10 ans, nous avons réalisé des manifestations de grande ampleur, telles que des présentations de régions russes en France, des séminaires thématiques en Russie consacrés à l’industrie aéronautique française, un colloque sur les transports, une rencontre de Vladimir Poutine avec les principaux dirigeants des sociétés françaises. Et, plus récemment, un forum économique franco-russe conjointement avec le MEDEF.

Comment l’Europe en général et la France en particulier est-elle présente selon vous dans le cadre des relations bi-latérales ?  

La Russie est un partenaire  incontournable de l’Europe et de la France. La commission bilatérale du CEFIC qui a lieu tous les ans est un point d’orgue des relations entre nos deux pays. Les axes de développement à privilégier sont d’abord universitaires. La langue russe devient de moins en moins enseignée en France. De nombreux échanges sont possibles tels la création de masters franco russes dans les domaines économiques. Une grande place peut également revenir à la France dans le domaine financier. Des organismes comme Europlace  travaillent conjointement avec la Russie. L’industrie française est très présente. Je ne citerai que Alstom, Renault, PSA, Safran, SNCF, Schneider, Auchan, mais il y en a d’autres ! Un effort peut être fait au niveau des PME, malgré quelques résultats spectaculaires tels que l’Occitane ou la Boulangerie Paul. 

L’axe de rencontres privilégié entre la Russie et la France que constitue votre Organisation permet-il d’envisager une accélération des partenariats ?

C’est notre grande vocation. Nous réalisons des rencontres thématiques mensuelles pour les sociétés françaises pour leur faire mieux connaître la Russie au niveau culturel, économique, industriel et aussi géopolitique. Nous envisagions cette année un colloque régional mais nous allons surtout contribuer au succès de la visite programmée en 2014 du Président Poutine en France.

D’où vient la volonté de créer un monument commémoratif pour les soldats tombés pour la Première guerre mondiale en Russie ?

La décision d’élever un monument commémoratif est une décision du Président Poutine. Le monument sera financé à plus de 90 % par l’Etat russe. Cependant il a proposé qu’une souscription nationale complète le financement pour que le peuple s’associe pleinement à la commémoration du premier centenaire de cette guerre. La diaspora russe à l’étranger et surtout celle vivant en France s’est aussi associée à la collecte de fonds pour apporter sa contribution.

Marina Yaloyan