tribunes et réactions

Un tonneau des Danaïdes

 « L’annonce de Vincent Peillon sur le recrutement de près de 40.000 professeurs en 2013 est proprement stupéfiante .  Compte tenu des effets de la crise sur notre économie et vu l’impérieuse nécessité de maitriser nos dépenses publiques, il est irresponsable d’engager de manière aussi brutale des recrutements dont le coût n’est à ce jour pas budgété.A force de rajouter de la dépense publique à la dépense publique, le Gouvernement socialiste et François Hollande accentuent les dérapages du budget de la France, et plongent nos finances dans un tonneau des danaïdes. »

Patrick Ollier
Ancien Ministre
Député-Maire de Rueil-Malmaison
Membre de la commission des Finances.

 Je cumule et j'en suis fier !

La proposition de Bruno Le Roux et François Rebsamen de limiter la rémunération des élus cumulant un mandat local et un mandat national est une bonne initiative. Je l'approuve car le fait de cumuler deux mandats ne doit pas être une question d'argent.
La vraie question est de savoir quels types d'élus nous voulons demain à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Voulons-nous des députés godillots ou des députés libres ? Voulons-nous des députés ancrés dans la réalité ou des députés hors-sol ? Si comme le dit M. Bartolone, l'Assemblée nationale du XXIe siècle est l'Assemblée du non-cumul, alors nous aurons des députés godillots et hors-sol.
Moi je veux rester un député libre et ancré dans la réalité. Alors oui je cumule. Oui je suis député et maire. Oui je suis attaché à mon ancrage local.
C'est mon travail de terrain comme maire, mes discussions avec les habitants dans ma ville de Yerres et mes permanences hebdomadaires qui me permettent d'être lucide sur les problèmes du pays et sur les attentes des Français.
De même c'est la reconnaissance de mon travail de maire et la confiance de mes administrés qui me permettent d'être élu député. Je suis un des derniers élus indépendants à l'Assemblée nationale. Aux dernières élections législatives, j'ai gagné contre des candidats de tous les partis et notamment de l'UMP et du PS. Si j'ai réussi ce tour de force, c'est parce que mes administrés me connaissent. Sans cette légitimité populaire, nous allons encore aggraver le bipartisme et le poids des appareils politiques. L'investiture d'un des grands partis est déjà le Saint-Graal mais avec l'interdiction du cumul il risque de devenir la condition sine qua non pour être élu député ou sénateur. Le risque est d'avoir des députés couchés et aux ordres des chefs de parti. Le débat sur le traité européen est révélateur. Les députés de l'UMP et du PS n'ont aucune liberté de parole et doivent voter Oui sous peine de perdre leur précieuse investiture à la prochaine élection. Parce que je cumule, je suis un député libre avec comme seule boussole l'intérêt du pays. Le rêve des promoteurs du non-cumul est d'avoir des députés godillots aux ordres des grands partis et des lobbys. Pour eux, un député qui cumule avec un poste dans un cabinet d'avocats d'affaires est préférable à un député qui a un mandat local. Laissons le peuple choisir. Si vraiment il ne veut pas d'élus à la fois maire et député, il n'aura qu'à les faire battre dans les urnes.

Nicolas Dupont-Aignan
Député-maire de Yerres
Président de Debout la République

 

OGM : attention danger ?

Une nouvelle étude scientifique sur les OGM aboutit à des conclusions inquiétantes concernant l’impact de leur consommation sur la santé. Les Jeunes Écologistes appellent la Commission européenne à appliquer le plus vite possible le principe de précaution afin de protéger les populations d’un grave risque sanitaire.
Une étude réalisée par le biologiste Gilles-Eric Séralini, de l’Université de Caen, venant d’être publiée, révèle les effets néfastes de la consommation du maïs génétiquement modifié NK603 sur les organismes des rats. Après un an de consommation régulière, d’après cette étude, une partie des animaux développe des tumeurs, souffre d’atteintes au foie et aux reins, et voit son espérance de vie considérablement diminuer.
Les Jeunes Écologistes, s’ils attendent que le reste du monde scientifique valide les résultats obtenus, y voient la confirmation que la consommation d’organismes génétiquement modifiés n’est pas exempte de graves risques pour la santé. Dès à présent, ils s’inquiètent du fait qu’une telle étude ait dû être menée dans des conditions aussi difficiles, alors qu’elle aurait dû s’inscrire dans une politique publique de prévention à l’échelle européenne.
Par conséquent, le mouvement des Jeunes Écologistes réaffirme l’urgence d’instaurer un moratoire sur la mise en culture d’OGM pesticides et herbicides. En outre, les importations de soja et de maïs transgéniques doivent être interdites, ce qui nécessite préalablement une meilleure traçabilité des matières premières agricoles. Enfin, sur la base de financements publics, l’Union européenne doit initier de nouvelles études scientifiques qui permettront de savoir précisément quelles sont les conséquences, à long terme, de la consommation d’OGM sur les organismes vivants.